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Réponse à Robin d'Angelo, journaliste proche des milieux antifas
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Fin 2017, à l'initiative d'un pigiste extérieur à sa rédaction, Libération publiait une enquête scandaleusement orientée et mensongère, "Ring, des éditions qui sentent le soufre". Qui est ce fameux pigiste, quelle a été sa méthode et quels ont été ses mensonges précis ?  Voici notre droit de réponse à cette entreprise de désinformation unique en son genre, envoyé par courriel quelques jours plus tard, laissé lettre morte par le service web de Libé.

Je suis très flatté que Libération s'intéresse à notre maison d'édition (en fait non, c'était une initiative d'un pigiste extérieur, Robin d'Angelo), j'aimerais cependant apporter quelques petites corrections à la petite dizaine (d'énormes) mensonges produits par le journaliste le plus à l'ultra-gauche de la presse parisienne et réputé "proche et sympathisant des milieux antifas."

1 : Volonté de tromper le lecteur

Quand Robin d'Angelo m'appelle chez Ring, sur un ton complice et doucereux, il omet cependant de donner son nom, se présentant comme un journaliste passionné de MMA, (combat libre), qu'il sait que j'ai été un pratiquant de sports de combat et qu'il aimerait faire un portrait de moi et "parler de tout ça et de mon parcours passionnant." Je lui demande son nom une seconde fois et il arrive enfin : Robin d'Angelo. Qui est donc ce merveilleux spécimen du bot-journalisme ?
Jeune et infatigable militant parmi les militants, de ceux que Philippe Muray appelait les "blancs chasseurs de blancs", il est spécialisé dans la production d'étiquettes, particulièrement rouges et brunes, de plus en plus à la mode, vous l'aurez remarqué : la fameuse extrême droite. En riant, je lui lance un "oh la belle crapulerie que vous êtes en train de nous faire... Car vous nous imaginez d'extrême droite ? Vous vous trompez de boutique donc je n'ai rien à vous dire, j'ai deux manuscrits à lire avant 20 heures, je vous laisse chercher, fouiller et surtout : bonne chance." Cet épisode est évidemment coupé au montage de l'article qu'il vendra à Libération quatre mois plus tard, un article qui commence par un monologue où je le traiterais immédiatement de "crapule", sans préambule, méthode pour le moins sinueuse pour me profiler sur le champ extrême-droite.  Alors bonne chance Robin d'Angelo, extrême crétin et hyper spécimen du nouvel ordre moral, car voici venu le temps d'éclaircir ta petite entreprise, et celle de tant de tes clones, dont l'objet central est de détruire des vies sociales pour payer ton loyer, tes albums de Kaaris et tes soirées parisiennes. Après le crime que tu as commis au journalisme d'enquête que tu as réalisé aux frais du contribuables, tu permettras que je te tutoie le temps de préciser la vérité sur Ring, sur toi et ta méthode.

Je suis né dans un village des montagnes de Haute-Savoie, celui-là même où j’ai été baptisé, fils d’une mère haut savoyarde admirable aux origines paysannes et d’un père normand-breton, petit-fils d’un grand résistant communiste enfermé en Allemagne pendant la guerre, et qui, après la libération (la vraie), a été l'un des architectes choisis par décret par l'État Français, pour reconstruire la Normandie détruite. Et un beau jour d'ailleurs, ce village, j’y retournerai. Je suis le petit fils de paysan qui est venu à Paris pour y faire débarquer la province et toutes ses forces, sans l'autorisation du petit milieu parisien. Je suis propriétaire et actionnaire de Ring à 96 %. 95 % de l'apport financier de départ vient d'un prêt de la Société Générale, convaincu par mon projet éditorial et par mon invention des bandes-annonces de livres (méthode de communication que toute l'édition nous pompe depuis six ans), prêt intégralement remboursé à ce jour. Les quatre autres points de pourcentage se sont rajoutés au capital de départ : un criminologue Xavier Raufer et un ami universitaire à lui (2 % de Ring à eux deux), un ami personnel (0,7 %) et un commissaire divisionnaire, actuel numéro 2 du Renseignement français (1 %).

Est-ce qu'on demande des comptes idéologiques à Xavier Niel, actionnaire de Causeur.fr, d'Elisabeth Levy ? Pourquoi Robin d'Angelo (ancien rédacteur en chef du pureplayer d'extrême gauche STREETPRESS) ne mentionne pas ces pourcentages ? Pour laisser entendre que je serais ainsi tenu par l'actionnaire Xavier Raufer (l'un des meilleurs criminologues français, conseiller de nombreux chefs d'Etat, conférencier à l'OCDE mais qui a été à Occident dans sa jeunesse, de 15 à 19 ans) alors qu'il n'avait que 2 % du capital Ring, rappelons-le. Le projet d'Angelo est d'amener le lecteur à la conclusion fallacieuse que je ne serais pas libre des choix éditoriaux Ring, en réalité décidés exclusivement par Raphaël Sorin et moi, après accord unanime du comité de lecture. Mes désaccords politiques avec Xavier Raufer furent nombreux mais j'ai pour cet homme une estime réelle pour sa culture et sa force de caractère. Si Xavier Raufer et son ami ne sont plus actionnaires de Ring aujourd'hui et n'ont jamais été conseillés de Ring (du fait de nos désaccords politiques), leurs parts ayant été revendues à une femme de nationalité suisse, amatrice de polars et située à l'extrême gauche de l'échiquier politique, je garde cependant pour lui une reconnaissance d'avoir cru au caractère novateur du projet Ring.

2 : Robin d'Angelo, seconde fake news

Contrairement à ce que Robin d'Angelo écrit, aucun auteur n'a jamais demandé le retrait de son nom du catalogue des éditions Ring. Robin d'Angelo parle en fait de deux chroniqueurs éphémères de la revue SUR LE RING (près de 1000 contributeurs depuis 1999), stoppée en 2010. J'en dénombre deux et j'ai supprimé les deux noms dès réception du mail. Robin d'Angelo a volontairement créé la confusion entre les deux supports pour laisser entendre que des auteurs ne souhaiteraient plus être associés à Ring. Libération n'a pas répondu à ma demande de rectification. Dans les mots clés de l'article, nous retrouvons les tag "soral", "fachosphère", "FN", pour nous assimiler à la maison d'extrême droite antisémite et conspirationniste "Kontre Kulture". Comment Libération a-t-il-pu tomber si bas dans la tromperie de son lectorat ?

3 : Qui est le pollueur Robin d'Angelo, l'auteur de l'article pour Libération ?

Il n'est, comme je l'ai précisé en chapeau, pas journaliste de Libération mais simple pigiste éphémère qui a vu sa pige refusée par un grand média, et ancien rédacteur en chef de Streetpress, le webmag d'extrême gauche. Réputé dans la profession de journalistes comme un "journaliste antifa", d'extrême gauche "qui voit du racisme partout", "peu sérieux" et dont le compte twitter (je vous laisse jeter un oeil) n'aurait rien a envier à un militant radical de 14 ans des jeunesses communistes. Méprisé par la profession, Robin d'Angelo n'a interrogé, à part notre auteur Frédéric Ploquin (Marianne) et Pierre-André Taguieff, n'a retenu que les ouvrages des trois uniques auteurs de droite de Ring sur soixante-treize écrivains publiés, aucun de leurs propos positifs sur moi et exclusivement ce qui pouvait servir son projet de départ et qui a échoué à l'épreuve du réel. Pierre-André Taguieff, auteur chez Ring, célèbre pour ses combats historiques contre le racisme et l'antisémitisme, pour ne citer que lui, s'est dit consterné après son entretien avec lui ("Il ne retenait rien des points positifs que j'évoquais sur Ring, me relançait sans arrêt sur le fait que Ring pouvait être peut-être d'extrême droite, c'était absolument consternant, il suffit de regarder le catalogue de Ring pour balayer de telles insinuations". 

4 : Robin d'Angelo et l'art de détourner les étiquettes.

Le vandalisme des locaux de Ring a été réalisé par un groupe radical féministe antifa contre la dédicace de MARSAULT du 27 octobre 2016 au départ, et contre nous par ricochet CAR éditeur de Marsault : Libération oublie le tag principal : "Marsault on aura ta peau ! PussyArchy" et le soutien de la Maire de Paris apportée aux éditions Ring. Encore une fois, le peu scrupuleux Robin d'Angelo créée la confusion pour accréditer sa communication et optimiser son objectif : démotiver notre lectorat, laisser penser que les tags étaient contre nous, et à terme, nous détruire économiquement et socialement. Précision : Ring n'a jamais touché un euro de subventions publiques et ne vit que de ses ventes.

5 : Précision

Pour Bertrand Amoussou, j'ai quitté le navire du MMA français rapidement (en 2007) en raison d'un impayé de son frère. Son épouvantable réputation dans le MMA suffira : il m'a fait ce qu'il a fait à tous les autres. Demandez à Vincent Parisi ou n'importe quel interlocuteur sérieux dans cet univers de vous expliquer qui est Bertrand Amoussou.

6. Le petit Prince des amalgames

Deux anecdotiques tribunes de Renaud Camus ont été publiées sur la revue Sur le ring à une date où je n'étais plus rédacteur en chef, mi-2007, époque où il était publié chez les prestigieuses éditions POL et Fayard et avant ses premières actions militantes. Et personne n'y trouvait à redire. J'ai publié des milliers d'auteurs dans cette revue de pop culture de tous les horizons, de Fernando Arabal au chanteur Renaud, à Philippe Bilger, Costes, et considérée par Houellebecq comme la meilleure revue littéraire de l'époque (voir : https://www.youtube.com/watch?v=y3WcP0oWh8o ). Concernant Maurice Gendre, qui n'était à l'époque en aucun cas lié à l'officine antisémite et négationnsite Egalité et Reconciliation (qu'il a rejoint 10 ans après sa participation à la revue Surlering) pour finalement la quitter, mais était simplement un excellent chroniqueur littéraire pour la revue Sur le Ring et non la maison d'édition Ring, comme essaie de le faire croire Robin d'Angelo pour créer la confusion.

7. Inna

Suite à cet article, la fondatrice des Femen, contactée par Robin d'Angelo, nie me fréquenter. J'espère au moins qu'elle se souvient de ma cuisine, de sa rencontre avec l'un des patrons de science po chez moi et la remercie de m'avoir rendu mes trois DVD de Park Chan-Wook. Elle a même évoqué avec moi la possibilité de publier son prochain livre chez Ring et me félicitait pour cette maison "courageuse". J'ai évidemment toutes les preuves de ce que j'avance. J'aurais dû lire un livre récent sur elle, "Femen, histoire d'une trahison", dressant le portrait d'un manipulatrice hors norme. Lâche et menteuse, triste Inna, tu remarqueras tout de même que je n'ai jamais dévoilé tes secrets.

8. Robin d'Angelo ignore volontairement 99 % des autres parutions Ring

Albin Michel, qui publie Zemmour, Buisson et de Villiers ou des petits éditeurs tels Pierre-Guillaume de Roux (réellement proche du FN), ou bien d'autres, ont ils droit à deux ou trois mois d'enquête ? Non, car Albin Michel prennent des pages de pub presque chaque semaine et les autres sont trop petits pour être véritablement attaqués. Pourquoi ne pas parler de la variété de notre catalogue ? De Julian Assange à Zineb de Charlie Hebdo ? Des présentateurs de Faites entrer l'accusé ? de Waleed Al-Husseini ? De Jimmy Page ? De 95 % des auteurs de Ring ? Car le pollueur Robin D'Angelo avait le projet de nuire à notre maison, et peu importe les méthodes employées. Raphaël Sorin, directeur littéraire de Ring, a lui même été "affligé de lire une telle volonté de nuire qui ne correspond en rien à la gauche que j'ai connue et fréquentée pendant près de 50 ans". Ces médias sont même critiqués par certains candidats aux primaires socialistes pour leur goût de l'anti-promotion de notre pays et de ses valeurs créatives et libérales. Si personne n'a plus rien à dire à ces fantômes, il sont là pour rappeler la bonne nouvelle : le vent de la liberté est dans nos voiles. Les maisons d'édition d'extrême droite existent réellement en France et sont parfaitement identifiées. Ring n'en a jamais fait partie. Mais au fait, qui est ce journal phare du camp du Bien ?


9. Mes positions personnelles

Je précise pour conclure que je n'ai eu qu'un seul engagement politique dans ma vie, à l'UDF de François Bayrou, le long de ma dix-huitième année. J'ai toujours condamné le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie. Nos enquêtes rendent compte de la réalité brutale d'une société en extrême mutation. Libertarien, anti-nazi, conspuant le révisionnisme, le conspirationnisme ou l'homophobie autant que le bolchevisme et sa police de la pensée, je n'ai aucune proximité avec l'extrême droite et l'extrême gauche et n'en aurai jamais. Je n'ai jamais voté à l'extrême droite et si j'ai la même aversion pour les extrêmes de toutes natures que dans ma jeunesse, je ne stigmatise pas le lecteur en fonction de son rapport au politique et au social et m'intéresse aux réacteurs du débat français. Les thèmes sensibles en font partie et personne n'est autorisé à interdire ces thèmes au coeur du débat français si ce n'est par une volonté de l'empoisonner plus encore et d'augmenter et les tabous, et la dérive conspirationniste.

Frédérique Lantiéri, la respectée présentatrice de "Faites entrer l'accusé", plusieurs fois rédactrice en chef de grandes rédactions parisiennes, a lu cette "enquête" publiée dans Libération... et voici ce qu'elle me déclara après sa lecture, y compris dans l'hebdomadaire Voici : "cet article de Robin d'Angelo contre Ring est une honte pour le journalisme". Réaction identique pour Frédéric Ploquin, professionnel de la presse qui n'a jamais été pris en faute d'altération des faits et de la vérité. Zineb El Rhazoui qualifiera l'article de Robin d'Angelo de "propagandiste et malhonnête". J'ajoute que ce genre d'article mensonger nous expose au pire des dangers car nous sommes l'éditeur de Zineb El Rhazoui, rescapée des attentats de Charlie Hebdo, mise sous protection policière depuis 2014 et de l'apostat Waleed Al-Husseini. Régulièrement menacée par des islamistes depuis 2015, Ring, qui ne touche pas le moindre euro de subventions, fait partie des maisons d'édition bénéficiant d'une protection policière accrue décidée par la Préfecture de Paris.

10. Le dernier épisode.

J'appelle Robin d'Angelo à la fin de son enquête pour lui demander quand sort son papier, sur quel support, et entendre son avis après ces trois mois d'enquête. Il me répond "vous n'êtes effectivement pas d'extrême droite mais vous surfez sur la peur et profitez de son audience". Ni Ring, ni David Serra ne sont donc d'extrême droite, ouf. Sauf que le webmestre de Libé classera bien l'article dans leur catégorie "Oeil sur le front". Implacable.

Si je me demande encore comment on en est arrivé là, moi qui n'ai jamais posté un bulletin FN, et si les français ont encore le droit de penser différemment de Libération et du pollueur Robin d'Angelo, j'ai compris finalement qu'il existe un gang de potes parisiens, qui se fréquentent tous dans la vie réelle, s'amusent avec l'argent public à terroriser ce même public en tentant de disqualifier par tous les moyens, fake news comprises, toute enquête haute réalité sur les questions motrices du malaise français. Et ce gang, comme l'appelait Raphaël Sorin, l'éditeur historique de Michel Houellebecq et Charles Bukowski et directeur littéraire de Ring, est désormais parfaitement identifié.

David Serra
Fondateur et directeur des éditions Ring

MàJ 8/01/2018 : depuis cet article et le taulé soulevé, Libération chronique à nouveaux nos livres et a d'ailleurs consacré sa quatrième célèbre à un grand portrait de Tony Cossu pour son ouvrage chez Ring "À chacun sa loi"

MàJ 4 septembre : le lendemain de l'annulation de l'expo parisienne de Marsault et trois semaines avant la publication de La France Interdite de Laurent Obertone, le journaliste-militant de Libération Marius Chapuis, partie de la partition d'extrême gauche de la rédaction de Libération, s'aligne sur les arguments des antifa et déverse son activisme politique contre Ring en s'acharnant à remettre cette enquête #fakenews en avant dans son combat contre Marsault.